Immobilier, opacité et blanchiment: Transparency International classe 24 pays

Le marché de l’immobilier est un vecteur de blanchiment connu de longue date. Mais en mesurer la portée peut s’avérer difficile. Pour y voir plus clair, Transparency International et l’Anti-Corruption Data Collective viennent de publier la première édition de leur indice d’opacité de la propriété immobilière – un classement de 24 juridictions prenant en compte la solidité du dispositif juridique de LCB-FT et la transparence des informations de détention immobilière.

En France, les activités d’acquisition immobilières sont considérées par le COLB comme présentant un risque élevé de blanchiment de capitaux. Transparency France a déjà, par le passé, travaillé sur l’opacité dans les mécanismes de détention immobilière en France. La démarche est cette fois beaucoup plus large, puisqu’elle concerne 18 pays du G20, auxquels s’ajoutent l’Espagne, la Norvège, Hong-Kong, Panama, Singapour et les Emirats Arabes Unis.

Un constat d’ensemble alarmant, la France plutôt bien classée

Les mots de Transparency sont forts : l’ONG parle d’un constat « alarmant », ajoutant que le recours aux investissements immobiliers est systématique pour les blanchisseurs. Aussi, aucun pays n’obtient un score parfait, mais les situations sont assez hétérogènes. Le pays le mieux classé est l’Afrique du Sud, suivi de Singapour. La France arrive en troisième position, profitant de l’ouverture de ses données immobilières – une disposition qui a pu être menacée récemment.

Cet indice s’accompagne d’un rapport revenant dans le détail sur le classement et l’appréciation de chaque élément considéré par l’indice.

 

Le rapport complet, en anglais, et le communiqué de publication sont disponibles sur le site de Transparency International France.

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